Le blog d'Olivier

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vendredi 28 décembre 2007

Les vacances du président...

...ou La lutte des classes en France

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Ensemble, tout devient possible !

Nicolas Sarkozy, la droite.
Carla Bruni, le spectacle.
Bernard Kouchner, la gauche.
Christine Ockrent, les médias.
Vincent Bolloré, les affaires.

Les quatre premiers passent leurs vacances ensemble, en Égypte, aux frais du cinquième.

Les personnalités de gauche qui n'ont pas été invitées crient à l'indécence. Les personnalités de droite qui espèrent être invités la prochaine fois louent la transparence : ce serait plus honnête désormais, puisque ce n'est plus caché.

La droite a raison. C'est mieux comme cela, parce que c'est plus clair. Nicolas Sarkozy n'est pas le représentant de tous les français. Il est le représentant des intérêts de la bourgeoisie. La bourgeoisie le soutient, l'assiste et le récompense des services qu'il lui rend.

Nier la lutte des classes, en laissant croire par exemple que le problème que posent les vacances égyptiennes du président serait d'ordre moral, c'est contribuer à renforcer le pouvoir de la bourgeoisie. Il faut au contraire profiter de toutes les occasions comme celle-ci pour affirmer que les intérêts des travailleurs et ceux de la bourgeoisie ne seront jamais les mêmes. Si nous ne voulons pas laisser une poignée d'hommes régner aux dépends de nous tous, nous devons combattre le capitalisme.

dimanche 9 décembre 2007

Mme Buffet a choisi les orthodoxes

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Agence Presse Bourgeoise

9 décembre 2007 - 14h30

À l'occasion de son discours de clôture de l'Assemblée extraordinaire du PCF, Marie-George Buffet, secrétaire nationale du parti, a pris position très nettement en faveurs des orthodoxes. Elle a déclaré, à plusieurs reprises, que l'objectif du PCF devait être de "donner le pouvoir aux popes".
Yves Dimicoli, l'un des ténors du courant orthodoxe, a promis d'interpréter prochainement le rôle d'Alfredo dans La Traviata.

lundi 26 novembre 2007

La dictature de l'Europe des marchés financiers

Europe ! Europe ! Europe !consitution-europe.jpg

Terre de liberté et de démocratie !

Tout est libre en Europe et tout est possible, sauf deux choses : choisir ses institutions, tâche trop complexe pour être abandonnée aux peuples ; et choisir ses politiques économiques, tâche trop lourde de conséquences pour n'être pas réservée aux banques.

Nous ne pourrons donc pas voter sur le nouveau traité européen, qui reprend les principaux aspects du texte rejeté 29 mai 2005, et lorsque les parlementaires de l'UMP et du PS auront adopté ce texte (ce qu'ils ont l'intention de faire), nous pourrons moins qu'aujourd'hui encore décider de la politique économique de la France. Tout ce qui entravera la libre concurrence, à commencer par les services publics, sera contraire au droit européen.

lundi 19 novembre 2007

Que se passe-t-il dans les universités ?

Extrait du Petit Rendez-Vous (bulletin d'information des communistes du 12ème arrondissement de Paris) du 17 novembre 2007.

                                                               C’est pendant l’été que le gouvernement a fait voter la loi relative aux « Libertés et Responsabilités des Universités » (loi LRU). Les étudiants et les personnels des Universités n’ont jamais été consultés sur une réforme qui transforme pourtant radicalement l’Université et ouvre la voie à la privatisation du service public d’enseignement supérieur et de recherche. Aujourd’hui, ils veulent se faire entendre.

Désengagement de l’État et financements privés

La loi LRU permet à l’État de se désengager financièrement des Universités. Celles-ci auront à chercher elles-mêmes leur financement, notamment en s’adressant à des mécènes qui bénéficieront d’avantages fiscaux.

Les dons de ces nouveaux financeurs ne sont évidemment pas gratuits. En échange, le président de l’université pourra leur offrir une place dans un Conseil d’administration profondément transformé par la loi, au détriment des représentants du personnel. C’est ce Conseil d’administration qui décidera des créations et des suppressions de filières. C’est lui qui gèrera la répartition des crédits.

Tout cela va de pair avec une précarisation accrue des personnels. Le président pourra en effet embaucher sous contrat privé. Le personnel ainsi employé ne bénéficiera plus des garanties de la fonction publique Quant à ceux qui sont déjà fonctionnaires, un nouveau dispositif permettra d’augmenter ou de diminuer leur charge d’enseignement en fonction des résultats de leur recherche. Plus leur recherche sera appréciée par les donneurs d’ordre, moins ils seront obligés de passer du temps devant les étudiants !

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Clients ou usagers ?

Toute l'année, dans la bouche des dirigeants des entreprises de transport, des membres du gouvernement et des journalistes, ceux qui prennent le train sont des "clients". Il ne faudrait tout de même pas rappeler que la SNCF et la RATP sont des entreprises publiques et même des services publics. Ceux qui en bénéficient risqueraient en effet de s'attacher à ces services et de s'opposer, un jour prochain, à leur privatisation. Il faut donc bien que chacun s'habitue à être considéré comme un "client".

Cependant, quand les cheminots sont en grève, plus personne n'utilise le mot "client". Tout le monde utilise à nouveau le vieux mot "usager". On ne va tout de même pas faire croire à ces "pauvres-gens-pris-en-otages" que la SNCF et la RATP sont des entreprises marchandes. C'est le moment où jamais de rappeler qu'elles restent pour le moment public, et de faire croire que tout le problème vient de là.

Ah ! Quand il n'y aura plus que des clients et des travailleurs dévoués à leurs entreprises, qui travailleront au moins cinquante ans de leur vie, au moins cinquante heures par semaine et au moins cinquante semaines par an, comme la vie sera douce pour chacun !

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