Ah ils sont beaux Messieurs les élus (pas tous bien sûr, mais on entend si peu les autres), messieurs des collectifs, messieurs des clubs et des associations. « Le PCF est mort, il faut refonder la gauche ». Et ça ne vous fait rien à vous de balayer des années de luttes et de conquêtes avec une simple phrase, et de nous tuer, comme ça d’un coup d’un seul, d’un tout petit mot ?

Parce que si le PCF est mort, nous sommes des milliers en France à être morts. Je ne parle pas seulement des communistes. Nous sommes des milliers à avoir besoin du PCF pour vivre et pour lutter. Et pour nous, sans lutte, pas de vie. Croyez-vous pouvoir nous tromper, nous faire prendre des vessies pour des lanternes, des collectifs pour un parti, de l’antilibéralisme pour du communisme, de la social- démocratie pour de la Révolution ?

Si vous n’en voulez plus, du PCF, alors laissez-le nous. Nous avons besoin d’un parti communiste en France. Nous avons besoin d’un parti de classe qui s’attaque au capitalisme dès aujourd’hui, dans la rue, dans les entreprises et dans les institutions. Et parce que nous avons besoin de ce parti, il doit vivre. Certes, ce parti, tel que je le décris, ce n’est peut-être pas le PCF d’aujourd’hui, pas exactement, il y a bien sûr des choses à changer, à construire. Mais c’est cela, faire vivre le PCF. Et c’est un grand et beau défi. Autrement plus ambitieux et plus utile que de refonder la gauche sur les cendres du communisme.