Mort, le PCF ?
Par Olivier le mardi 26 juin 2007, 19:26 - Lien permanent
Un texte de Marine Roussillon.
Le PCF est-il mort ? Il semble bien que ce soit la question qui agite aujourd’hui le Parti, au-delà des "recompositions", "rassemblements" et autres "refondations" brandies par les uns et par les autres comme autant d’étendards.
Le PCF est mort. En témoignent les résultats toujours plus catastrophiques aux élections, que le sursaut des dernières législatives ne saurait masquer. En témoigne la victoire de Nicolas Sarkozy, et son audience dans les milieux populaires. En témoigne la progression constante de la LCR, qui semble prospérer sur les ruines du PCF. Le Parti Communiste est mort, résignons-nous. Et sauvons la gauche tant qu’il en est encore tant… Comment ? Ici les avis divergent, du Linkspartei aux alliances à la Prodi en passant par le grand rassemblement alter-tout, les solutions ne manquent pas.
Le PCF est mort. Les nouveaux prophètes de cette petite apocalypse sont justement ceux qui, des années durant, ont vécu du PCF. Et qui l’ont tué ? Nous n’irons pas jusque là. Voici Robert Hue, voici Patrick Braouezec, qui du Sénat, de l’Assemblée Nationale, nous ouvrent les yeux : le PCF est mort, disent-ils. Et pourtant, eux, sont toujours là. Et voici derrière eux le cortège des croque-morts… « Mais oui, petit, tu sais, avant, on faisait 20%, mais maintenant… Il n’y a plus rien à faire… »
Le PCF est mort. Et moi ? Et nous ? Nous qui avons rejoint le PCF il y a un, deux, trois ou quatre ans, un PCF à 3%, qui l’avons rejoint justement parce que nous ne voulons pas qu’il meure ? Et nous qui sommes nés avec les trahisons socialistes, qui ne connaissons de la gauche que ses compromissions, et de l’extrême gauche que son impuissance ? Nous qui n’avons pas fait la moindre révolution, qui avons grandi après la chute du mur de Berlin, à l’ombre de l’impérialisme américain, et qui pourtant nous battons, dans nos entreprises et nos quartiers, pour avoir le droit de vivre, pour en finir avec le capitalisme ? Et nous qui, bêtement, avons passé ces dernières années, ces derniers mois, à militer, nous sommes qui, nous ? Un cadavre ? Et si nous, nous en voulions encore, du PCF ?
Ah ils sont beaux Messieurs les élus (pas tous bien sûr, mais on entend si peu les autres), messieurs des collectifs, messieurs des clubs et des associations. « Le PCF est mort, il faut refonder la gauche ». Et ça ne vous fait rien à vous de balayer des années de luttes et de conquêtes avec une simple phrase, et de nous tuer, comme ça d’un coup d’un seul, d’un tout petit mot ?
Parce que si le PCF est mort, nous sommes des milliers en France à être morts. Je ne parle pas seulement des communistes. Nous sommes des milliers à avoir besoin du PCF pour vivre et pour lutter. Et pour nous, sans lutte, pas de vie. Croyez-vous pouvoir nous tromper, nous faire prendre des vessies pour des lanternes, des collectifs pour un parti, de l’antilibéralisme pour du communisme, de la social- démocratie pour de la Révolution ?
Si vous n’en voulez plus, du PCF, alors laissez-le nous. Nous avons besoin d’un parti communiste en France. Nous avons besoin d’un parti de classe qui s’attaque au capitalisme dès aujourd’hui, dans la rue, dans les entreprises et dans les institutions. Et parce que nous avons besoin de ce parti, il doit vivre. Certes, ce parti, tel que je le décris, ce n’est peut-être pas le PCF d’aujourd’hui, pas exactement, il y a bien sûr des choses à changer, à construire. Mais c’est cela, faire vivre le PCF. Et c’est un grand et beau défi. Autrement plus ambitieux et plus utile que de refonder la gauche sur les cendres du communisme.
Commentaires
je suis maire d'une communede 3200 habitants, j'ai adhéré au pc en 74, c'etait pas pour être Politiquement Correcte!
syndicalment je me bats contreles injustices, j' t ai trouvé unrelais politique parcequ en étant au PC j'avais dans l 'idée d'être proche des gens. ma respoinsabilité de maire d'une commune touchée par le paupérisme d'une population logeant dans des logements miniers mal rénovés, vivant du smic et plus souvent du RMI, j'essaie de faire vivre mon engagement de communiste et d'humaniste. mes interventions sont toujours un contenu politique pour réaffirmer les responsabilités de ceux qui "tuent" la vie des gens!
je regrette aussi que le fait d'être maire de tous, pour certains de mes camarades leur fassent oublier que nous devons rappeler que nous sommes avant t out des dirigeants du parti, et que beaucoup nouus regardent et que beaucoup d'autres comptent sur nous, et que nous devons compter avec eux!
oui notre parti vit de moments difficiles et je sens bien que certains comme en rda sont prêts à quitter le navire pour les sirènes de la sociale démocratie!
he bien qu'ils y aillent, nous serons enfin tranquille pour agir, refléchir loin des pratiques d'appareils où seuls semblent compter l'état des finances,puisqu apparemment on est devenu un parti d'élu et non plus d'adherents!
ainsi a -t-on demandé l'avis des camarades pour la création d'un goupe pc et verts à l'A N?
pourtant pour l'europe cette question avait été posée!!!!
marre du Politiquement Correcte! Guy Mocquet, Fabien ont ils éte politiquement corrects? ceux qui ont ete torturés, morts en déportation, aux 70 000 fusillés de notre parti ( on les oublie ces derniers temps), l'ont été pour un idéal de liberté, de conviction.
A croire que porter le " toile bleu de tergal " fasse oublier celles et ceux qui ont créés la COMMUNE, base de nos principes d'égalité, fraternité, liberté, dans un esprit révoltionnaire.
à ceux qui sont prêts à rejoindre le camp des capitulards de la social démocratie, liquidateur de notre potentiel industriel, economique et philosophique et qui n'ont pour ambition que la médiocrité, je vous dis, merde et sans moi.! j'allais dire camarades, mais vous ne meritez pas ce joli nom, qui de grenade à madrid et ds le maquis a souevélé le peuple. quand je me regarde dans une glace s'est pas pour briguer un titre c'est pour savoir si ce que j'ai fait la veille l'a été sans que je trahisse ce pourquoi j'ai adhéré au P C.
alors au lieu de vous contenter de gemir, qu'il n ty a plus rien à faire, laisser tomber vos costumes de tergal, lever votre cul de plomb de votre fauteuil magistère et aller dans les cités , corons voir comment des gens aspirent à leur dignité.
encore hier je me rendais chez des gens vivant dans un logement indigne, une jeune femme de 30a, etun gamn de 10ans, dans une commune pres de lens, le ccas lui refuse de prendre son gamin en charge pour le centre aéré. ce sera les seules vacances de ce môme!!! et l'on voudrait que nous ne soyons pas qu'un "CRI"
allez HUE, BROUAZEDEC,et consorts, prenez le vrai bleu de travail, reprenez un mandat syndical vousverrez si vous avez encore assez de "couilles" pour vous affronter aux représentants du capital.
chiche vous le faites et vous pourrez rester, en tant qu'adhérents de base!!
alors sans mo ipour une decomposition du PC dans la sociale démocratie.
voila il y a des élus, des petits élus, des "tiots bites" comme on dit dans le nord, loin ds ténors qui ont la pensée unique et qui pensent à la place des autres!
le P C vivra,tant qu'il y aura des f et des h qui sauront faire respecter leur parti, lui faire garder sa place vis à vis des médias.
on peut te tromper une fois, deux fois c'est la faute de celui qui t'a trompé mais la troisième fois c'est de ta faute, alors je ne veux pas etre responsable de cette troisième fois.
la refondation à la sociale démocratie, sans moi.
ne m 'appelez plus gauche, je veux pas être noyé dans un mot gauche , qu'utilise les journalistes et qui sous entend PS, j'ai rien à voir avec eux, ma philosophie est à cent mille lieux de leur conception.
alors restons nous, c'est a dire parti communiste, libre indépendant, révolutionnaire, (et ce n'est pas une option dans la carte), antiraciste.
le pcf mort? non je ne crois pas. mais assurément moribond...
besoin dun PCF en france? moi qui suis sympathisant communiste depuis toujours, je te reépond ceci camarade.
ce n'est pas du pcf dont la france à besoin. mais d'opposition.
qu'importe le nom qu'on lui donne. a vrai dire, que le PCF vive ou disparaissent m'importe ^peu tant que l'idéal auquel je crois reste debout.
tu t'attache à une entité. moi je ne m'attache qu'aux idées... rester attaché à un nom c'est aussi inutile que de ne rien faire.
si tu n'es pas a même de défendre les uniques idées, cela dut-il se faire au détriment du nom de ton organisation, alors désolé de te le dire, mais moi qui ne suis pas adhérent, je suis bien plus comuniste que toi.
bien à toi
Opposition, cela ne veut rien dire. D'autant que l'objectif d'une organisation politique est de prendre le pouvoir, et donc de devenir une majorité.
L'idéal, les idées, c'est bien flou.
Reste le mot communiste. Tu sembles le revendiquer à la fin de ton commentaire. Pourrais-tu le définir plutôt que de dire un peu vite que tu es plus communiste que l'auteur de ce texte ? Alors nous verrons si nous défendons la même chose.
Il faudra aussi se demander quelle organisation est nécessaire pour défendre et réaliser un projet communiste. Avoir des idées, même bonnes, sans moyen de les faire connaître et de les rendre majoritaires est inutile.
Pour le moment, toutes les réponses qui proposent de se débarrasser de l'outil existant, le PCF, me semblent dangereuses et irresponsables.
En réponse à Marine Roussillon
Chère Marine.
Nous qui sommes adhérents, militants, redonnons un formidable coup de jeune à notre beau Parti. Redonnons-lui du dynamisme et de la créativité. Au moment où d'autres à gauche se vendent à la droite, nos concitoyens ont plus que jamais besoin d'un PCF anti-capitaliste et révolutionnaire ... populaire et rassembleur ... attractif et porteur d'espoir.
Conjuguons les luttes sociales pour se défendre, le combat contre la politique dévastatrice de la droite et la préparation du congrès pour bousculer tous les conservatismes et faire du neuf.
Amicalement.
Alain Groisne