Ne les laissons pas faire !

1. MARIE-PIERRE VIEU, L’HUMANITÉ, SAMEDI 1ER SEPTEMBRE 2007.

Pour nous militant(e)s communistes, il nous faut encore être lucides sur le fait qu’il va nous falloir évoluer, que le PCF pour une large partie de l’opinion est lié à un modèle vécu aujourd’hui négativement, au point de masquer notre apport exceptionnel à la société française. À rester emprisonnés dans des ornières, nous passerions à côté de l’essentiel : être à même d’ouvrir la voie politique révolutionnaire de notre temps. C’est pourquoi, restons attentifs et ouverts aux réflexions et expériences en cours de refondation de la gauche ; j’ai en tête plus particulièrement l’Allemagne et l’Italie

2. JEAN-CLAUDE GAYSSOT, L’HUMANITÉ, VENDREDI 7 SEPTEMBRE 2007.

Je crois que les militants communistes, leur intelligence collective, sont capables d’être à l’initiative de la création d’une nouvelle force politique. J’ai vu que Marie-George Buffet disait qu’il faudrait aller plus loin que tout ce qui avait été fait et tenté dans le passé. Qu’elle n’excluait pas le changement de nom. Très bien. Mais je pense honnêtement qu’il faut surtout en finir avec la conception de l’organisation qui a prévalu jusqu’ici. (…) Quelle image prévaut du communisme dans la jeunesse ? Au mieux celle de l’échec et celle du passé. (…) Nous devrions, dès la préparation du congrès extraordinaire, annoncer notre volonté de créer avec d’autres cette force politique nouvelle.

3. PATRICE COHEN-SEAT, L’HUMANITÉ, 12 SEPTEMBRE 2007.

Le communisme s’est historiquement assimilé à des crimes et à l’échec. Au mieux, il renvoie à une époque révolue. Pour faire vivre notre engagement communiste, nous devons donc le libérer des valises de plomb que nous traînons encore aujourd’hui. Je crois que seul un acte symbolique fort peut le permettre. Y a-t-il une autre façon que de changer de mot ? Ce débat doit s’ouvrir et il faudra le trancher.

4. OLIVIER DARTIGOLE, LE MONDE, JEUDI 13 SEPTEMBRE.

Lui, le fidèle porte-parole, voire le porte-flingue de la secrétaire nationale du PCF, sort du bois. Et ose afficher ses désaccords. "On ne peut plus se la raconter. Après la claque électorale qu'on s'est prise, si on fait comme avant, on meurt", dit-il. Désormais, il est persuadé qu'il faut "une nouvelle organisation politique" dans laquelle existerait "une sensibilité communiste organisée". Pas un "parti ripoliné", mais bien une autre organisation avec d'autres sensibilités, antilibéraux, socialistes de gauche, syndicalistes, altermondialistes. (…)